Procès Jérôme Bandiaky : cinq ans requis par le parquet
8 juillet 2026

Procès Jérôme Bandiaky : le parquet requiert cinq ans de prison ferme

Tribunal de Dakar

Tribunal de Dakar

Le parquet a requis, ce mercredi, cinq ans d’emprisonnement ferme et cinq millions de francs CFA d’amende contre Jérôme Bandiaky, connu sous le surnom de « Sniper », jugé avec Sakory Ka devant le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. D’après les éléments rapportés par Dakaractu et repris dans le fil d’actualité de Seneweb, le ministère public a également demandé trois ans ferme et deux millions de francs CFA d’amende contre Sakory Ka. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 22 juillet.

Le dossier porte notamment sur des soupçons de détention illégale d’armes, d’usurpation de fonction et d’avantages présumés liés à des biens ou documents de l’État. Devant la juridiction, Jérôme Bandiaky a contesté les faits qui lui sont reprochés. Il s’est présenté comme assistant de sécurité et responsable d’une société privée, Sniper Sécurité, affirmant avoir exercé des missions de protection auprès d’anciens responsables publics. Sakory Ka, décrit comme entrepreneur agricole et amateur de chasse, a également rejeté les accusations.

Au cours de l’audience, plusieurs éléments ont été évoqués, dont des armes saisies, des passeports diplomatiques et une vidéo extraite d’un téléphone portable. Interrogé sur cette séquence où il apparaît manipulant un lance-grenades, Jérôme Bandiaky aurait déclaré être « amoureux des armes », tout en maintenant sa ligne de défense. Ses conseils ont plaidé la relaxe, soutenant notamment que certaines armes seraient couvertes par des autorisations et que les documents administratifs litigieux auraient été obtenus dans le cadre de missions officielles passées.

La décision attendue le 22 juillet sera suivie de près, en raison de la sensibilité judiciaire et politique du dossier. À ce stade, les réquisitions du parquet ne valent pas condamnation et les prévenus bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’au jugement. Le tribunal devra trancher entre les arguments du ministère public, qui estime une partie des infractions constituées, et ceux des défenses, qui dénoncent un dossier insuffisamment établi.