Affaire Lonase : Lat Diop demande la levée de son bracelet électronique
8 juillet 2026

Affaire Lonase : Lat Diop demande la levée de son bracelet électronique

Lat diop

Lat Diop, ancien directeur général de la Loterie nationale sénégalaise et ancien ministre des Sports, doit se présenter le 15 juillet devant la Chambre d’accusation financière. Selon les informations disponibles, il sollicite la levée de son assignation à résidence sous surveillance électronique, ou à défaut un allègement du contrôle judiciaire. Il est poursuivi dans une affaire de détournement présumé de deniers publics portant sur plus de 8 milliards de FCFA, des accusations qui restent soumises à l’examen de la justice.

Le dossier s’inscrit dans la continuité d’une procédure ouverte devant le Pool judiciaire financier. Lat Diop avait obtenu une liberté provisoire sous bracelet électronique après plusieurs mois de détention. Cette décision avait ensuite été contestée par le Parquet général, avant que la Cour suprême ne rejette le pourvoi et ne confirme sa remise en liberté. Malgré cette sortie de prison, l’ancien responsable public demeure soumis à des restrictions de déplacement et à une surveillance judiciaire stricte.

D’après plusieurs sources concordantes, ses avocats ont introduit une requête pour obtenir la mainlevée de la mesure. L’audience devrait opposer la défense au ministère public et à l’Agent judiciaire de l’État, qui pourront faire valoir leurs arguments sur le maintien ou l’assouplissement du dispositif. L’enjeu de cette étape ne porte pas encore sur le fond du dossier, mais sur les conditions de liberté de l’ancien directeur général de la Lonase pendant la poursuite de l’instruction.

La décision attendue pourrait avoir des effets directs sur la marge de mouvement de Lat Diop. Si la juridiction accepte la demande, il pourrait retrouver une liberté de déplacement plus large, tout en restant à la disposition de la justice. En cas de rejet, le régime actuel de surveillance électronique devrait se poursuivre. Cette audience reste donc suivie de près, dans un contexte où les dossiers financiers impliquant d’anciens responsables publics occupent une place importante dans le débat national.