Kédougou : un réseau présumé de traite de personnes démantelé
Un réseau présumé de traite de personnes à des fins d’exploitation sexuelle a été démantelé à Kédougou par l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT). Selon les informations rapportées par Seneweb, une femme présentée comme la principale mise en cause a été interpellée puis déférée devant le parquet. Deux ressortissantes nigérianes, âgées de 34 et 32 ans, auraient été retrouvées sur place par les enquêteurs.
D’après les premiers éléments de l’enquête, les faits auraient été signalés le 9 juillet 2026 dans le village de Sékoto, situé dans la commune de Kédougou. Les deux femmes auraient été acheminées au Sénégal dans le cadre d’un circuit de recrutement parti du Nigeria, avec un passage par le Bénin, le Mali puis la frontière sénégalo-malienne. À leur arrivée, elles auraient été contraintes de rembourser une dette de voyage estimée à 1,5 million de francs CFA chacune.
Les investigations font état d’un dispositif organisé autour d’un bar et de chambres louées à des femmes étrangères. La mise en cause aurait reconnu être propriétaire de l’établissement, sans disposer d’autorisation administrative pour son exploitation. Les enquêteurs s’intéressent également à plusieurs personnes citées dans le dossier, dont un recruteur présumé et un complice qui aurait facilité l’obtention de faux documents de voyage avant le transfert vers le Sénégal.
Cette affaire met en lumière la vulnérabilité de certaines femmes migrantes exposées aux réseaux d’exploitation dans les zones frontalières. Elle rappelle aussi l’importance du contrôle des établissements recevant des personnes en situation de précarité et de la coopération entre services spécialisés. Selon les informations disponibles, la procédure se poursuit afin d’établir les responsabilités, de vérifier l’existence d’éventuelles ramifications et d’identifier toutes les personnes impliquées dans le présumé trafic. Les autorités judiciaires devront également préciser le statut de protection des victimes présumées et les suites pénales réservées aux personnes déférées.
