Le Sénégal prévoit de lancer en 2027 le Bilan annuel ciblé (BAC), une stratégie destinée à renforcer le dépistage précoce du diabète, de l’hypertension artérielle et d’autres maladies non transmissibles. L’annonce a été faite mercredi 4 novembre à Dakar par le directeur de la Lutte contre la maladie au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
Le dispositif proposera à chaque citoyen un paquet minimum d’examens adapté à son âge, son sexe et son profil de risque. Sa mise en œuvre débutera dans le secteur formel, notamment au sein des ministères, avant une extension progressive aux communautés et aux zones les plus éloignées. Les autorités veulent installer une véritable culture du bilan médical et réduire les diagnostics tardifs.
Le financement devrait reposer sur les mécanismes de couverture déjà disponibles pour les travailleurs, ainsi que sur les mutuelles de santé pour les populations communautaires. Les experts ont validé un premier paquet d’examens. En parallèle, la subvention de l’insuline est passée de 300 à 520 millions de FCFA. Le ministère prévoit aussi d’étendre le réseau de prise en charge, avec un 28e centre annoncé à Pouva.
Cette orientation s’inscrit dans le plan intégré de lutte contre les maladies non transmissibles, qui associe notamment le diabète, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires et les maladies rénales. Le Sénégal compte actuellement 27 centres intégrés dédiés à ces pathologies. Le BAC doit favoriser une prise en charge plus précoce, harmoniser les protocoles et améliorer le suivi des patients sur l’ensemble du territoire national sénégalais, avec un suivi médical régulier.




