Le Sénégal veut accélérer l’intégration des femmes dans les Forces de défense et de sécurité (FDS). Le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, a réaffirmé cette orientation mercredi 4 novembre 2026 à Dakar, lors de la première Journée de vulgarisation de l’Agenda « Femmes, Paix et Sécurité ».
Cette rencontre était consacrée à la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en octobre 2000. Le texte reconnaît la contribution des femmes à la prévention des conflits, au maintien de la paix et à la protection des populations. Pour le ministre, l’accès aux responsabilités doit reposer sur la compétence, le mérite, la discipline et le sens du devoir.
Yankhoba Diémé a également présenté la prise en compte du genre comme un enjeu d’efficacité opérationnelle. Une présence féminine renforcée peut améliorer l’analyse des situations, l’identification des besoins de protection des civils et les relations entre les forces et les communautés. Le Sénégal, qui participe régulièrement aux opérations de maintien de la paix, souhaite ainsi adapter ses réponses aux réalités humaines des terrains d’intervention.
Le gouvernement entend poursuivre cette évolution au-delà des principes affichés. Les priorités portent sur le recrutement, la formation, la progression de carrière, l’accès aux fonctions opérationnelles et l’adaptation des infrastructures. La représentation des femmes dans les contingents militaires sénégalais était estimée à 7,33 %, pour un objectif de 13 % en 2026. La prévention des discriminations et des violences fondées sur le genre devra également accompagner cette transformation, appelée à être suivie par des indicateurs publics et une évaluation régulière.



