Équipements médicaux : les fournisseurs réclament l’apurement de plus de 10 milliards FCFA
6 juillet 2026

Équipements médicaux : les fournisseurs réclament l’apurement de plus de 10 milliards FCFA

Equipement materiel medical

L’Association sénégalaise des professionnels de l’équipement médical (ASPEM) demande l’apurement de plus de 10 milliards FCFA de créances dues par des structures publiques de santé. Selon les informations disponibles, l’organisation, qui regroupe plusieurs dizaines d’acteurs du secteur, a porté cette revendication lors d’une conférence de presse tenue à Dakar. Son président, Harouna Keïta, affirme que les montants recensés et vérifiés concernent déjà plus d’une vingtaine d’entreprises.

Les fournisseurs disent être confrontés à des délais de paiement pouvant atteindre plusieurs années, alors même qu’ils continueraient à livrer, réparer et assurer la maintenance d’équipements destinés aux hôpitaux publics. Cette situation pèserait sur leur trésorerie et les obligerait, selon leurs représentants, à recourir davantage au crédit bancaire. L’ASPEM estime que l’accumulation des impayés fragilise un secteur considéré comme essentiel au fonctionnement du plateau technique national, notamment pour la disponibilité des appareils de diagnostic, des consommables et des pièces nécessaires aux interventions courantes.

Face à cette situation, l’association plaide pour un plan d’apurement jugé transparent et réaliste, assorti d’un mécanisme durable permettant le respect des délais de paiement des commandes publiques. Elle demande également une baisse des droits et taxes appliqués aux dispositifs médicaux, aux pièces détachées et aux consommables. Les responsables du secteur considèrent qu’un allègement fiscal pourrait réduire les coûts, soutenir l’investissement et améliorer l’accès des populations à des soins de qualité.

L’ASPEM souhaite enfin être davantage associée aux grands programmes publics de santé, notamment la construction annoncée de nouveaux centres sanitaires. Pour ses membres, ces projets pourraient favoriser le transfert de technologies, le développement de compétences locales et la souveraineté sanitaire. L’organisation dit vouloir contribuer à des solutions durables, tout en évitant une rupture de la chaîne d’approvisionnement des établissements publics. Les prochaines discussions avec les autorités seront donc déterminantes pour savoir si un calendrier d’apurement et des mesures fiscales spécifiques seront retenus.