Révision constitutionnelle : des députés Pastef contestent le recours de Diomaye Faye
Des députés du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes ont vivement réagi à la décision du président Bassirou Diomaye Faye de saisir le Conseil constitutionnel au sujet de la loi de révision constitutionnelle n°18/2026. Selon les informations disponibles, les parlementaires estiment que cette démarche remet en cause l’engagement précédemment évoqué de soumettre le texte à un référendum. Leur position ouvre un nouvel épisode dans le débat institutionnel autour de cette réforme.
Le texte concerné a déjà été adopté à l’Assemblée nationale dans un contexte politique tendu, marqué par des divergences sur la procédure à suivre et sur le rôle du Conseil constitutionnel. D’après plusieurs sources concordantes, le chef de l’État souhaite que les juges constitutionnels se prononcent sur la régularité du processus. Les députés Pastef, eux, considèrent que la voie du référendum devait rester l’option de référence, notamment après les échanges écrits intervenus entre les institutions.
Dans leur déclaration, les parlementaires soutiennent que le recours présidentiel pourrait être jugé irrecevable si les étapes de la procédure sont considérées comme achevées. Ils rappellent également la jurisprudence selon laquelle une adoption à la majorité des trois cinquièmes peut valoir approbation du texte. La sortie est notamment portée par Mohamed Ayib Salim Daffé, président du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, ainsi que par plusieurs députés signataires. À ce stade, la décision finale revient au Conseil constitutionnel.
Les conséquences politiques pourraient être importantes. Si le recours est rejeté, le débat pourrait se déplacer vers la promulgation du texte et la poursuite du calendrier institutionnel. S’il est accueilli, la procédure de révision pourrait connaître un nouveau blocage. Dans les deux cas, cette séquence confirme la sensibilité du dossier et met en lumière les tensions entre l’exécutif, la majorité parlementaire et les défenseurs d’une consultation populaire directe. Les prochaines prises de parole seront scrutées, car elles pourraient préciser la marge de compromis possible autour de cette réforme.
