Assemblée nationale : critiques autour du cabinet d’Ousmane Sonko
9 juillet 2026

Assemblée nationale : de nouvelles critiques visent le cabinet d’Ousmane Sonko

Ousmane SONKO - PRESIDENT ASSEMBLEE NATIONALE SENEGAL

Ousmane SONKO - PRESIDENT ASSEMBLEE NATIONALE SENEGAL

La composition du cabinet du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, suscite de nouvelles critiques politiques ce jeudi après-midi, selon les informations relayées par plusieurs médias sénégalais. Des responsables de l’opposition ont dénoncé la nomination d’anciens ministres et de profils proches de la majorité au sein de l’entourage institutionnel du nouveau président de l’Assemblée. Le débat porte à la fois sur le coût potentiel de ce dispositif pour les finances publiques et sur sa portée politique.

Ce nouvel épisode intervient dans un climat de recomposition au sommet des institutions, après les récents mouvements au sein du gouvernement et de la majorité. L’Assemblée nationale, deuxième institution du pays, dispose naturellement d’un cabinet chargé d’appuyer son président dans ses missions. Mais, pour les critiques exprimées ces dernières heures, la présence d’anciens membres de l’exécutif poserait une question de cohérence avec les engagements de rupture, de sobriété et de transparence mis en avant par les nouvelles autorités.

D’après les éléments rapportés par Seneweb, l’ancien parlementaire Cheikhou Oumar Sy aurait qualifié ce dispositif de « cabinet fictif » et avancé un coût annuel d’au moins 200 millions FCFA pour le contribuable. Dakaractu rapporte, de son côté, une sortie du député-maire de Mbao, Abdou Karim Sall, qui dénonce un « recyclage » d’anciens ministres et estime que ces nominations pourraient renforcer l’influence politique de Pastef à l’Assemblée nationale. Ces déclarations restent des appréciations politiques de leurs auteurs.

Les prochaines heures pourraient être marquées par des demandes de clarification sur la liste des personnes nommées, leurs fonctions exactes et les charges budgétaires associées. À ce stade, aucune réponse officielle détaillée du bureau de l’Assemblée nationale n’a été relevée dans les informations consultées. Le sujet devrait continuer d’alimenter le débat public, notamment autour de la gouvernance institutionnelle et de l’utilisation des ressources publiques. Les groupes parlementaires pourraient également être interpellés sur les règles encadrant les cabinets et sur la publication d’informations budgétaires plus précises.