Le Programme du Grand Transfert d’eau (GTE) n’est ni supprimé ni suspendu, a assuré lundi 26 octobre 2026 le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Cette clarification intervient après des déclarations liées à l’examen de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026, qui avaient alimenté les interrogations sur l’avenir du projet.
Le département annonce une première étape concrète avant la fin de l’année : des travaux de sécurisation du lac de Guiers, principale source d’approvisionnement du programme. Ils comprendront la réhabilitation de l’ouvrage de régulation de Richard Toll, qui contrôle l’alimentation du lac depuis le fleuve Sénégal par le canal de la Taouey, ainsi que des travaux d’endiguement à la CSS, à Pakh et à Bontou Bath. Le financement est prévu avec l’appui de la Banque mondiale.
Le transfert principal doit, lui, démarrer courant 2027. Il prévoit une conduite vers l’axe Dakar-Thiès-Mbour, une branche destinée à Touba, l’alimentation de 57 communes situées le long du tracé et l’irrigation d’environ 12 000 hectares dans les Niayes. Le programme inclut également une centrale solaire annoncée à 300 mégawatts. L’objectif affiché est de renforcer durablement la sécurité hydrique du pays pour les populations et l’agriculture.
Le ministère explique que les ajustements budgétaires de la LFR 2026 correspondent au calendrier réel d’engagement et de décaissement des crédits, et non à un abandon. Les études techniques et financières sont annoncées comme achevées. Une mission de recensement des personnes affectées, lancée le 21 octobre dans quatre régions, doit rendre ses conclusions en janvier 2027 avant les éventuelles indemnisations.





