Enseignement supérieur privé : la DGES durcit le ton contre les écoles non agréées
La DGES menace de fermer les établissements privés d’enseignement supérieur non agréés au Sénégal et rappelle les règles applicables aux EPES.
La Direction générale de l’Enseignement supérieur hausse le ton contre les établissements privés d’enseignement supérieur qui fonctionnent sans autorisation régulière. Dans un communiqué publié ce mercredi 29 juillet 2026 et relayé par Le Soleil, PressAfrik et Senego, la DGES rappelle que toute ouverture, délocalisation, décentralisation ou extension de filières doit d’abord faire l’objet d’un dossier complet auprès du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
L’administration précise que le fonctionnement d’un EPES reste conditionné à l’obtention d’un agrément provisoire délivré par l’autorité compétente. Cette exigence vise à encadrer un secteur devenu stratégique pour des milliers d’étudiants, mais aussi à éviter la délivrance de formations ou de diplômes sans garanties académiques suffisantes, notamment dans les régions où l’offre privée s’est rapidement développée.
La note insiste particulièrement sur les filières médicales et paramédicales. Les établissements privés ne peuvent pas proposer, ni sanctionner par des diplômes, des cursus de licence, master ou doctorat d’exercice en médecine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire ou chirurgie dentaire sans autorisation préalable du MESRI. La DGES invoque notamment la loi de 1994 sur les établissements privés et le décret de 2018 relatif aux EPES.
Le ministère prévient que tout manquement pourra entraîner une fermeture immédiate, sans préjudice de poursuites. Cette mise en garde s’adresse aussi aux familles et aux nouveaux bacheliers, invités à vérifier le statut des écoles avant toute inscription sur tout le territoire. À quelques semaines de la rentrée académique, le rappel vise à protéger les étudiants et à assainir l’offre privée d’enseignement supérieur.
