New Deal technologique : les entreprises sénégalaises réclament une place plus large dans la commande publique
L’OPTIC demande une meilleure place des entreprises sénégalaises dans l’exécution du New Deal technologique, avec plus de contenu local et de co-traitance.
Dakar, le 19 août, l’OPTIC a appelé à renforcer la place des entreprises numériques sénégalaises dans la mise en œuvre du New Deal Technologique. L’organisation plaide pour une commande publique plus ouverte, davantage de contenu local et des partenariats public-privé pour concrétiser les ambitions annoncées, notamment dans les marchés publics numériques où les compétences locales restent souvent sous-exploitées.
La prise de position a été formulée après une rencontre entre les acteurs du secteur privé numérique et le ministre des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf, au siège du Comité national du patronat. Pour l’OPTIC, le temps n’est plus seulement à l’adhésion, mais à une exécution rapide, coordonnée et mesurable, au service de l’économie sénégalaise et des retombées locales.
Antoine Ngom recommande une doctrine claire sur la participation des entreprises nationales à la commande numérique publique. Il cite un meilleur allotissement des marchés, la constitution de consortiums, la co-traitance dans les grands projets, l’intégration du contenu local, le transfert de technologie, le financement du préinvestissement et des délais de paiement soutenables, afin que les entreprises sénégalaises puissent devenir des partenaires à part entière.
L’OPTIC souhaite aussi un cadre permanent de concertation entre le ministère et l’écosystème local, avec des groupes de travail et des échéances précises. L’organisation estime enfin que l’État ne pourra pas porter seul les infrastructures et plateformes nécessaires, ce qui impose de mieux mobiliser le privé, d’actualiser la Startup Act et d’accélérer les outils stratégiques du numérique sénégalais dans l’hébergement des données, le déploiement des plateformes et la formation des talents.
