Code du travail au Sénégal : les syndicats menacent d'une grève générale le 10 juillet 2026
21 juin 2026

Code du travail au Sénégal : les syndicats menacent d’une grève générale le 10 juillet 2026

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Le Front Syndical pour la Défense du Travail (FSDT) est monté au créneau ce samedi 20 juin 2026 pour dénoncer ce qu’il qualifie de « passage en force » du gouvernement dans le processus d’adoption des nouveaux projets de Code du Travail et de Code de la Sécurité sociale. Réunis à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), les responsables syndicaux ont annoncé une riposte pouvant déboucher sur une grève générale de 24 heures le 10 juillet prochain.

Les syndicats reprochent aux autorités d’avoir engagé l’examen des textes à l’Assemblée nationale sans une concertation « sincère, transparente et inclusive » avec les partenaires sociaux. Selon le FSDT, cette démarche constituerait une violation des principes du dialogue social ainsi que des engagements internationaux auxquels le Sénégal a souscrit en matière de protection des droits des travailleurs.

Prenant la parole au nom du Front syndical, Mody Guiro, secrétaire général de la CNTS, a particulièrement pointé du doigt les dispositions relatives au contrat à durée déterminée (CDD), dont la durée pourrait être portée de deux à quatre ans renouvelables trois fois. D’après les organisations syndicales, une telle réforme risquerait d’accentuer la précarité de l’emploi et d’affaiblir durablement les garanties des travailleurs sénégalais. Les députés sont d’ailleurs convoqués dès ce lundi pour l’examen des codes du Travail et de la Sécurité sociale.

En guise de première riposte, le FSDT a annoncé la tenue d’une assemblée générale des travailleurs le 3 juillet prochain à la Bourse du Travail de Keur Madia. Cette rencontre devra statuer sur les modalités d’une mobilisation nationale. Les organisations syndicales appellent l’ensemble des travailleurs, retraités et forces sociales du pays à se mobiliser pour défendre ce qu’elles considèrent comme des droits fondamentaux acquis de longue date. À ce stade, le gouvernement ne s’est pas encore exprimé publiquement sur ces accusations, selon les informations disponibles.