Sébikotane : quatre gendarmes blessés après une attaque armée contre l’usine de la CDA
Une attaque à main armée a visé, dans la nuit de jeudi à vendredi, l’usine de la Compagnie de Distribution Automobile (CDA), située à Sébikotane. Selon les informations rapportées par PressAfrik, citant la RFM, un groupe de plus d’une dizaine d’individus lourdement armés aurait pris d’assaut les lieux aux environs de 3 heures du matin. Les assaillants auraient d’abord neutralisé les agents de sécurité avant de se diriger vers les bureaux abritant les coffres-forts de l’entreprise.
D’après les mêmes informations, l’intervention des forces de défense et de sécurité a entraîné un échange de tirs avec le commando. Quatre gendarmes ont été blessés au cours de l’opération et évacués à l’hôpital de Fann pour recevoir des soins. Le bilan matériel et financier exact de l’attaque n’a pas encore été communiqué officiellement, mais les assaillants seraient parvenus à prendre la fuite avec leur butin.
Cette attaque intervient dans une zone stratégique, à proximité du pôle industriel et logistique de Diamniadio, où plusieurs entreprises et infrastructures économiques sont implantées. Elle relance les préoccupations sur la sécurisation des sites industriels, notamment dans les secteurs de Sébikotane et de Diamniadio. PressAfrik rappelle que la zone a déjà été marquée récemment par d’autres actes de grand banditisme, dont l’attaque d’un multiservice de transfert d’argent au cours de laquelle le propriétaire avait été grièvement blessé.
À ce stade, aucune précision officielle n’a été donnée sur l’identité des assaillants ni sur l’étendue du préjudice subi par la CDA. La priorité reste également le suivi médical des gendarmes blessés, dont l’état n’a pas été détaillé dans les informations disponibles. Les prochaines heures devraient être consacrées à l’exploitation des indices recueillis sur les lieux, à l’audition de témoins et au renforcement éventuel du dispositif sécuritaire autour des sites sensibles. Les opérateurs économiques comme les riverains attendent désormais une communication des autorités sur les suites de l’enquête.
