Fann-Hock : neuf suspects déférés après un braquage de 50 millions FCFA
21 juillet 2026

Fann-Hock : neuf suspects déférés après un braquage de 50 millions FCFA

Arrete arrestation prison

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar a démantelé un groupe présumé impliqué dans un braquage commis à Fann-Hock, à Dakar. Selon des informations rapportées par plusieurs médias sénégalais, neuf suspects ont été déférés au parquet après une enquête portant sur un vol de 50 millions FCFA, accompagné de faits présumés de séquestration et d’usurpation de fonction. Les mis en cause se seraient présentés comme des policiers pour accéder au logement de leurs victimes.

Les faits remonteraient au 25 juin 2026, en début d’après-midi. D’après les éléments disponibles, plusieurs individus se seraient introduits dans un appartement du quartier de Fann-Hock en exhibant une carte professionnelle et un faux mandat de perquisition. Les occupants, présentés comme des ressortissants indiens, auraient été accusés par les assaillants de détenir de l’argent lié à des activités illicites. Sous ce prétexte, le groupe aurait fouillé les lieux avant de découvrir une somme importante dissimulée dans une armoire.

Après s’être emparés des 50 millions FCFA, les faux policiers présumés auraient menotté deux victimes avant de les contraindre à monter dans un véhicule. Selon les mêmes sources, elles auraient été retenues pendant près de trois heures à travers plusieurs artères de Dakar, puis abandonnées sur la VDN 3 sous la menace. Les enquêteurs auraient exploité les images de vidéosurveillance, la géolocalisation et les données téléphoniques pour identifier le véhicule utilisé et remonter jusqu’aux suspects.

Les perquisitions menées dans le cadre de l’enquête auraient permis de saisir des vêtements, des menottes, un reliquat d’argent et des effets présentés comme des équipements militaires ou assimilés. Les autorités poursuivent les investigations afin de retrouver d’autres membres présumés du groupe, dont certains seraient encore en fuite. Le parquet devra préciser les qualifications retenues à ce stade de la procédure, tandis que cette affaire relance les alertes sur les risques liés aux faux agents et aux opérations de police simulées.