VIH/Sida au Sénégal : l’ANCS prépare un nouveau plan contre les perdus de vue
L’ANCS veut mettre en œuvre en 2027 un plan d’adaptation pour lutter contre la baisse de fréquentation des structures sanitaires par les personnes vivant avec le VIH/Sida.
Au Sénégal, l’Alliance nationale des communautés pour la santé (ANCS) prépare un nouveau plan d’adaptation pour 2027 afin de lutter contre la baisse de fréquentation des structures sanitaires par les personnes vivant avec le VIH/Sida. L’annonce a été faite à Tambacounda et traduit une volonté de renforcer le suivi des patients afin de limiter les interruptions de prise en charge.
Le dispositif visera en priorité les personnes qualifiées de « perdus de vue », c’est-à-dire celles qui ne reviennent plus régulièrement dans les centres de santé. Pour l’ANCS, cette situation affaiblit les efforts de surveillance médicale, complique l’accompagnement thérapeutique et augmente les risques liés à l’interruption du traitement. Le futur plan doit donc aider à maintenir le lien entre les patients et les services de santé.
Selon son directeur technique, Massogui Thiandoum, cette initiative doit constituer une réponse adaptée aux nouvelles réalités du terrain. Le programme d’adaptation devrait s’inscrire dans une logique de prévention, d’écoute communautaire et de proximité, avec un accent sur la mobilisation des acteurs concernés dans les régions les plus exposées aux difficultés de suivi.
Dans un contexte où les politiques publiques de santé doivent composer avec les contraintes de terrain et le besoin de continuité des soins, ce plan pourrait devenir un outil important pour réduire les ruptures de prise en charge. L’enjeu dépasse la seule coordination sanitaire : il touche aussi à la confiance, à l’adhésion au traitement et à la capacité du système à conserver durablement les patients dans le parcours de soins sur le long terme.
