Le Sénégal veut donner un nouveau cadre à sa politique de santé communautaire. Une réforme engagée par l’État doit revoir la formation, le statut et la rémunération des agents qui interviennent au plus près des populations. L’objectif affiché est de professionnaliser ces acteurs et d’améliorer la qualité des soins et de la prévention.
La première réunion du comité de pilotage s’est tenue mercredi 28 octobre 2026 à Dakar, sous l’impulsion de la Direction générale de la Santé. Le directeur général de la Santé, Dr Youssouph Tine, a expliqué que la réforme devra préciser les catégories d’acteurs, leurs missions, leurs responsabilités et les modalités de leur prise en charge financière.
Selon les éléments présentés lors de la rencontre, une cartographie encore en cours a recensé 48 344 acteurs communautaires à travers le pays. Ces relais jouent un rôle important dans la prévention et la promotion de la santé, mais restent confrontés à l’absence de statut juridique harmonisé, au manque de formations certifiantes et à l’irrégularité des rémunérations. Leur action demeure pourtant essentielle dans les zones où l’accès aux structures sanitaires reste difficile.
Le chantier prévoit ainsi des formations reconnues, un cadre légal plus clair, une meilleure gouvernance et un financement pérenne. Le ministère de la Santé souhaite aussi renforcer la digitalisation des données et associer l’État, les collectivités territoriales ainsi que les partenaires techniques et financiers. La réforme doit corriger les insuffisances de la politique nationale adoptée en 2013 et faire de la santé communautaire un pilier de la couverture sanitaire universelle.





