Transhumance politique : l’APR réclame la perte automatique du mandat des élus qui changent de parti - SENEGAL24NEWS
31 juillet 2026

Transhumance politique : l’APR réclame la perte automatique du mandat des élus qui changent de parti

L’Alliance pour la République (APR) dénonce le débauchage d’élus locaux par le parti présidentiel Kiiraay et réclame une réforme imposant la perte automatique du mandat des élus qui changent de parti en cours de mandat.

MACKY SALL - MILITANTS

L’Alliance pour la République (APR) a élevé le ton ce jeudi 30 juillet 2026 contre ce qu’elle qualifie de « débauchage » d’élus locaux. Dans une déclaration rendue publique par son Secrétariat exécutif national (SEN), la formation dirigée par l’ancien président Macky Sall dénonce avec force les ralliements d’élus vers le nouveau parti présidentiel Kiiraay, estimant que cette pratique constitue une « profonde altération de la volonté populaire » exprimée dans les urnes.

Pour l’APR, les électeurs n’accordent pas uniquement leur confiance à des individus, mais également à un projet politique, à une vision et à des engagements portés par une formation politique. Le parti considère qu’un élu qui change de camp en cours de mandat, sans solliciter à nouveau le suffrage des citoyens, détourne le sens du vote populaire. La transhumance politique, selon l’ancienne formation au pouvoir, dépasse le simple choix individuel et représente une rupture du pacte démocratique.

Le parti de Macky Sall accuse le pouvoir actuel d’encourager cette pratique. L’APR estime que ces ralliements permettent de « fabriquer artificiellement des majorités politiques » grâce aux moyens de l’État, plutôt que de refléter une véritable adhésion populaire. Le Secrétariat exécutif national y voit une transformation du mandat électif en « patrimoine individuel » négociable au gré des intérêts politiques.

Face à cette situation, l’APR appelle à une réforme et propose que tout élu local quittant volontairement le parti sous les couleurs duquel il a été élu perde automatiquement son mandat. Un nouveau scrutin permettrait alors aux électeurs de confirmer ou non leur confiance. L’APR affirme qu’elle restera mobilisée pour défendre « l’éthique républicaine, la sincérité du suffrage et le respect absolu de la volonté populaire ».