Révision constitutionnelle au Sénégal : l'Assemblée nationale déclare recevable la proposition de loi - SENEGAL24NEWS
13 juin 2026

Révision constitutionnelle au Sénégal : l’Assemblée nationale déclare recevable la proposition de loi

L’Assemblée nationale du Sénégal a déclaré recevable la proposition de loi de révision constitutionnelle. Deux vice-présidents démissionnent du bureau dans la foulée. Décryptage des enjeux.

Assemblee nationale senegalaise

L‘Assemblée nationale du Sénégal a franchi une étape décisive ce vendredi 12 juin 2026 en déclarant recevable la proposition de loi portant révision de la Constitution. Ce texte, qui intègre les observations préalablement formulées par le Conseil constitutionnel, ouvre désormais la voie à un débat parlementaire qui s’annonce particulièrement animé dans les semaines à venir.

Cette initiative s’inscrit dans le prolongement des réformes institutionnelles annoncées par le pouvoir exécutif depuis plusieurs mois. La proposition de loi vise à modifier plusieurs dispositions fondamentales de la loi suprême sénégalaise. Selon les informations disponibles, le texte serait en voie d’être transmis au président de la République pour recueillir son avis avant l’ouverture des débats en séance plénière. Le calendrier parlementaire exact reste à préciser.

Dans la foulée de cette déclaration de recevabilité, deux députés du PASTEF, Ismaïla Diallo et Cheikh Thioro Mbacké, ont annoncé leur démission de leurs postes respectifs de vice-président du Bureau de l’Assemblée nationale. Ces départs interviennent dans un contexte de tensions internes au sein de la majorité présidentielle. D’après plusieurs sources concordantes, ces démissions traduiraient des divergences d’appréciation sur la méthode et le contenu de la révision constitutionnelle en cours.

Les conséquences de cette séquence politique pourraient être significatives. Au-delà du débat sur le fond des modifications constitutionnelles proposées, la recomposition du Bureau de l’Assemblée nationale devra être rapidement organisée pour assurer le bon fonctionnement de l’institution. Les observateurs suivront également de près les équilibres politiques au sein de la majorité, alors que le processus de révision constitutionnelle entre dans sa phase parlementaire active.