Propos d'Ousmane Sonko sur l'identité des Bleus : Babacar Gaye recadre le leader de Pastef
16 juin 2026

Propos d’Ousmane Sonko sur l’identité des Bleus : Babacar Gaye conteste l’analyse du leader de Pastef

RFI FRANCE24 SONKO

Les déclarations d’Ousmane Sonko sur l’identité des joueurs de l’équipe de France continuent de susciter de vives réactions dans le débat public sénégalais. Lors de son interview accordée à RFI et France 24, le président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef avait souligné que de nombreux joueurs de l’équipe de France sont issus de familles originaires du continent africain, une analyse qui a provoqué une polémique à quelques heures du choc Sénégal-France en phase de groupes de la Coupe du monde 2026.

Babacar Gaye, ancien ministre et figure politique sénégalaise, a tenu à apporter une lecture différente du sujet dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux. S’appuyant sur les lieux de naissance des joueurs des deux sélections, il a déclaré que « l’Afrique ne se résume pas à la couleur de peau mais à l’exceptionnelle diversité de peuples, de cultures et de civilisations unis par une histoire et un espace géographique communs ».

Selon les chiffres avancés par Babacar Gaye, 22 des 26 joueurs composant l’équipe de France sont nés sur le territoire français, en métropole ou en outre-mer, tandis que seulement quatre sont nés à l’étranger. Concernant la sélection sénégalaise, il indique que 14 joueurs sont nés au Sénégal, les autres étant principalement nés en France, en Allemagne ou en Gambie. À travers cette démonstration, l’ancien responsable politique estime que les internationaux français, même lorsqu’ils possèdent des origines africaines, demeurent avant tout des citoyens français représentant la nation française.

Cette controverse intervient dans un contexte particulièrement sensible, alors que le Sénégal s’apprête à affronter la France au stade MetLife de New York pour le compte de la phase de groupes du Mondial 2026. Cette rencontre est vécue par de nombreux Sénégalais comme une forme de revanche symbolique, vingt-quatre ans après la victoire historique des Lions de la Teranga face aux Bleus lors de la Coupe du monde 2002. La polémique illustre la sensibilité des questions liées à l’identité, à la nationalité et à l’héritage culturel, des thèmes qui dépassent largement le cadre du football et continuent d’alimenter les débats aussi bien en Afrique qu’en Europe.