Ousmane Sonko aux cadres de Pastef à Mbacké : mise en garde contre les divergences internes
25 juillet 2026

Ousmane Sonko aux cadres de Pastef à Mbacké : « Ce qui peut nous être fatal ne viendra que de nos divergences internes »

Ousmane SONKO - PRESIDENT ASSEMBLEE NATIONALE SENEGAL

Ousmane SONKO - PRESIDENT ASSEMBLEE NATIONALE SENEGAL

Le président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef, Ousmane Sonko, a adressé une mise en garde solennelle aux cadres de son parti réunis à Mbacké, dans la région de Diourbel. « Ce qui peut nous être fatal ne viendra que de nos divergences internes », a-t-il déclaré, appelant ses partisans à l’unité dans un contexte de tensions croissantes au sein de la formation politique.

Cette intervention intervient alors que le parti Pastef traverse une période de turbulences inédites. Depuis plusieurs semaines, de nombreux cadres et responsables ont annoncé leur départ pour rejoindre la dynamique présidentielle de Bassirou Diomaye Faye, qui vient de lancer officiellement son propre parti ce samedi. Des figures comme Khouraïchi Thiam, Rougui Aladji Sow ou encore Elhadji Mansour Diop ont claqué la porte, fragilisant l’assise de la formation dirigée par Sonko.

Face aux cadres de Mbacké, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de resserrer les rangs et de ne pas céder aux divisions qui, selon lui, constituent la principale menace pour le mouvement. D’après des sources proches de la rencontre, le leader de Pastef aurait également évoqué les enjeux des prochaines échéances électorales et la nécessité de maintenir la mobilisation sur le terrain, notamment à travers les opérations de vente de cartes de membres, récemment interdites dans plusieurs localités par des arrêtés préfectoraux.

Ce discours de Mbacké revêt une importance stratégique pour Ousmane Sonko, qui cherche à contenir l’hémorragie des départs et à réaffirmer son autorité sur un parti en pleine recomposition. Alors que le nouveau parti présidentiel de Diomaye Faye se structure, la confrontation entre les deux anciens alliés s’intensifie et pourrait redéfinir durablement les rapports de force au sein de la majorité et de l’opposition sénégalaise.