Noo Lank saisit la Cour suprême pour forcer la fixation de la date des locales
Noo Lank a saisi la Chambre administrative de la Cour suprême pour obliger l’État à fixer la date des élections locales, à moins de six mois de l’échéance.
Le collectif Noo Lank a saisi, vendredi 14 août 2026, la Chambre administrative de la Cour suprême d’une requête en référé mesures utiles pour contraindre l’État du Sénégal à prendre le décret fixant la date des prochaines élections départementales et municipales. Le recours, enregistré sous le numéro 396 au greffe central et signifié à l’agent judiciaire de l’État, marque une nouvelle étape dans la bataille autour du calendrier électoral.
Pour justifier l’urgence, la structure rappelle que les conseillers locaux installés le 23 janvier 2022 arrivent au terme de leur mandat le 23 janvier 2027. Selon le Code électoral, les opérations de vote doivent se tenir pendant la cinquième année du mandat et dans les trente jours qui précèdent cette échéance, afin d’éviter tout vide institutionnel au niveau local. Noo Lank estime que le temps presse.
Le collectif souligne aussi que plusieurs séquences administratives dépendent de cette fixation préalable, notamment l’arrêt du montant de la caution, la convocation du corps électoral et le dépôt des candidatures. À ses yeux, chaque jour de retard réduit la marge de manœuvre de l’administration et entretient une incertitude dommageable pour les élus, les formations politiques et les électeurs concernés par ce scrutin local.
En se présentant comme un acteur strictement attaché au respect des règles républicaines, Noo Lank assure agir sans parti pris politique. Cette démarche judiciaire ajoute une pression supplémentaire sur l’État, déjà invité à clarifier le calendrier. À moins de six mois de l’échéance de janvier 2027, la fixation officielle de la date devient un enjeu institutionnel et démocratique de premier ordre.
