Lotissements suspendus : le gouvernement lance une nouvelle phase de régularisation
Le gouvernement sénégalais engage une nouvelle étape dans le dossier des lotissements et plans d’urbanisme suspendus à Dakar, Thiès et Saint-Louis. Selon les informations disponibles, le Premier ministre El Hadji Ousmane Al Aminou Lo a demandé au comité chargé du suivi des audits fonciers d’accélérer les travaux permettant une levée progressive des suspensions. Cette orientation, relayée par Le Soleil et Dakaractu, s’inscrit dans la continuité des directives issues du Conseil des ministres du 1er juillet 2026.
Le dossier concerne plusieurs sites dont les travaux avaient été gelés à la suite des communiqués gouvernementaux de juillet et novembre 2024, dans l’attente des conclusions des audits fonciers. Les autorités avaient alors ciblé différents lotissements, plans d’urbanisme de détail et pôles urbains, notamment dans la région de Dakar, à Thiès et à Saint-Louis. L’objectif affiché était d’assainir des situations jugées sensibles, dans un contexte marqué par de nombreuses contestations autour de l’attribution de parcelles et de la sécurisation des titres.
D’après plusieurs sources concordantes, la nouvelle phase ne constitue pas une reprise générale et automatique des travaux. Le dispositif annoncé doit bénéficier uniquement aux détenteurs de titres considérés comme réguliers, ne présentant ni vice de forme ni vice de fond. Les cas soupçonnés d’accaparement de plusieurs parcelles ou d’acquisition irrégulière devraient rester exclus. Le comité compétent devra finaliser, au second semestre 2026, les actes administratifs, les arbitrages techniques et les états des lieux nécessaires pour encadrer chaque décision de mainlevée.
Les prochaines semaines seront donc déterminantes pour les bénéficiaires et les collectifs concernés. Le gouvernement promet une information régulière afin de faciliter le dépôt des demandes de régularisation ou de mainlevée dans les délais fixés. Les autorités rappellent toutefois que toute reprise de chantier sans autorisation préalable demeure interdite et pourrait entraîner des mesures appropriées. Au-delà des dossiers individuels, cette séquence représente un test important pour la politique foncière de l’État, entre sécurisation juridique, transparence administrative et attente sociale autour de l’accès au logement.
