La commission d’enquête parlementaire consacrée aux licences de pêche a poursuivi ses travaux au Sénégal avec l’audition de Mamadou Goudiaby. Convoqué devant les députés à Dakar, il devait s’expliquer sur les conditions d’attribution des autorisations d’exploitation des ressources halieutiques. Cette nouvelle étape intervient après plusieurs séances consacrées au circuit administratif des licences.
Selon Senego, les investigations portent notamment sur les signatures, l’identité des bénéficiaires et les conditions dans lesquelles des navires sénégalais ou étrangers ont obtenu leurs autorisations. La commission examine également l’immatriculation des bateaux, les contrôles techniques, les registres maritimes, le jaugeage et les critères de sénégalisation. Ces auditions doivent aider les parlementaires à reconstituer la chaîne des décisions.
Le dossier s’inscrit dans un contexte de fortes préoccupations autour de la préservation des ressources halieutiques et de l’accès des pêcheurs sénégalais à la ressource. Les acteurs de la pêche artisanale dénoncent régulièrement la pression exercée sur les stocks et demandent davantage de transparence. Les travaux touchent ainsi à la souveraineté alimentaire, aux revenus des communautés côtières et à la crédibilité du dispositif de contrôle. Ils pourraient aussi alimenter le débat sur la publication des informations relatives aux navires autorisés.
À ce stade, les auditions ne préjugent d’aucune responsabilité individuelle. La commission devra confronter les déclarations recueillies, vérifier les documents produits et établir ses conclusions avant toute éventuelle suite institutionnelle ou judiciaire. Son rapport final sera attendu par les professionnels de la pêche et les citoyens qui souhaitent comprendre la gestion des licences et la protection des ressources du pays.





