Conférence d’Accra : le président Diomaye Faye plaide pour une justice réparatrice sur la traite transatlantique
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a prononcé un discours remarqué ce mercredi 18 juin 2026 à l’occasion de la conférence d’Accra consacrée à la traite transatlantique. Devant une assemblée de chefs d’État, de diplomates et d’historiens réunis dans la capitale ghanéenne, le chef de l’État sénégalais a plaidé avec force pour l’instauration d’une « justice réparatrice », appelant la communauté internationale à reconnaître pleinement les préjudices historiques subis par le continent africain.
Cette conférence, qui s’inscrit dans le cadre des initiatives mémorielles portées par plusieurs nations africaines, vise à faire avancer le débat sur les réparations liées à l’esclavage et à la traite négrière. Selon les informations disponibles, le président Diomaye Faye a souligné que la reconnaissance des torts du passé constitue un préalable indispensable à une relation apaisée et équilibrée entre l’Afrique et les anciennes puissances coloniales. « Le temps est venu de transformer la mémoire en justice », aurait déclaré le chef de l’État, selon plusieurs sources proches de la délégation sénégalaise.
L’intervention du président sénégalais s’inscrit dans une dynamique diplomatique plus large. Depuis son accession à la magistrature suprême, Bassirou Diomaye Faye a fait de la question des réparations un axe important de sa politique étrangère, rejoignant ainsi les positions défendues par d’autres dirigeants du continent. D’après plusieurs observateurs, la conférence d’Accra pourrait aboutir à l’adoption d’une déclaration commune appelant les anciennes puissances esclavagistes à engager un dialogue formel sur les réparations financières et symboliques.
Les retombées de cette prise de position pourraient être significatives sur le plan diplomatique. Alors que le Sénégal cherche à renforcer son rôle de leadership sur la scène africaine et internationale, le plaidoyer du président Diomaye Faye pour la justice réparatrice constitue un marqueur fort de son engagement en faveur d’une diplomatie de la dignité. La conférence d’Accra devrait se poursuivre jeudi avec l’examen des mécanismes concrets de mise en œuvre des recommandations formulées par les participants.
