Coalition Diomaye Président : l’APR conteste le chiffre des 306 maires
L’Alliance pour la République (APR), par la voix de sa Chambre des élus, remet en cause le chiffre de 306 maires présenté comme un soutien à la Coalition Diomaye Président. Selon les informations relayées par plusieurs médias sénégalais, dont Dakaractu, PressAfrik et Senego, le parti de l’ancien président Macky Sall estime que ce nombre n’est pas suffisamment documenté et demande aux élus concernés de clarifier publiquement leur position. Le débat intervient au moment où la majorité présidentielle tente d’afficher une base territoriale solide.
Cette sortie s’inscrit dans un contexte politique marqué par la volonté affichée du président Bassirou Diomaye Faye de structurer sa coalition autour d’un nouveau parti politique. La rencontre organisée avec des maires venus de plusieurs régions avait été présentée par le camp présidentiel comme un signe d’ancrage local et de rassemblement. Pour l’APR, cette lecture serait contestable tant qu’une liste complète, vérifiable et contradictoire des élus concernés n’a pas été rendue publique, notamment dans un paysage politique déjà traversé par des tensions autour de la recomposition de la majorité.
D’après les éléments disponibles, la Chambre des élus de l’APR affirme que certains maires auraient répondu à une invitation qu’ils considéraient comme institutionnelle, avant d’être associés à une initiative politique. Le parti parle d’une possible instrumentalisation et appelle les édiles qui ne se reconnaîtraient pas dans cette démarche à le dire ouvertement. À ce stade, la Coalition Diomaye Président n’a pas encore apporté de réponse détaillée à ces accusations dans les sources consultées. La prudence reste donc nécessaire sur l’ampleur réelle du soutien revendiqué.
Cette controverse pourrait relancer le débat sur les rapports entre fonction présidentielle, recomposition partisane et préparation des prochaines échéances locales. Dans un système politique où les maires jouent un rôle important dans la mobilisation électorale, la question du nombre et de l’identité des soutiens locaux n’est pas seulement symbolique. La clarification demandée aux élus sera suivie de près, car elle pourrait soit conforter le chiffre avancé par le camp présidentiel, soit fragiliser la démonstration de force politique mise en avant ces derniers jours.
