La Commission des finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale a rejeté, samedi 7 novembre 2026, les volets recettes, dette publique et pouvoirs publics du projet de loi de finances initiale pour 2027. Le vote intervient quatre jours après le rejet, en séance plénière, de la loi de finances rectificative pour 2026, ouvrant une nouvelle séquence de tension entre le gouvernement et les députés.
La décision concerne notamment les dotations de plusieurs institutions. Les budgets de la Présidence de la République, de la Primature, de l’Assemblée nationale, du Conseil constitutionnel, de la Cour suprême et de la Cour des comptes ont également été rejetés au stade de la commission. Ce vote intervient alors que l’examen du texte était présenté comme une étape majeure de la préparation budgétaire de 2027.
Les commissaires ont évoqué des incohérences dans certains chiffres, des interrogations sur la sincérité des prévisions et l’absence de documents jugés indispensables. Ils ont notamment demandé la transmission de la loi de règlement 2025 et de pièces permettant d’apprécier les hypothèses retenues pour les recettes, les dépenses et le financement. Les députés souhaitent disposer d’éléments supplémentaires avant de poursuivre l’étude des équilibres proposés.
Le gouvernement défendait un projet reposant sur un déficit public ramené à 4,7 % du PIB, avec 5 653,9 milliards de FCFA de recettes et 7 005,6 milliards de dépenses. Le rejet en commission ne clôt pas automatiquement la procédure parlementaire, mais il laisse en suspens le calendrier des prochains travaux et accentue le désaccord sur la trajectoire budgétaire du Sénégal.




