Ismaïla Madior Fall attendu mardi devant la Haute Cour de justice
17 juillet 2026

Ismaïla Madior Fall attendu mardi devant la Haute Cour de justice

Ismaila madior fall

Ismaïla Madior Fall

L’ancien ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall doit comparaître mardi prochain devant la Haute Cour de justice dans un dossier de tentative de corruption présumée. Selon les informations disponibles, relayées notamment par Dakaractu et PressAfrik, l’ancien Garde des Sceaux, déjà inculpé dans cette affaire, est placé sous assignation à résidence avec port d’un bracelet électronique. Il conteste formellement les accusations formulées contre lui. Cette comparution est présentée comme l’une des premières de cette nouvelle séquence judiciaire.

Le dossier s’inscrit dans la procédure de reddition des comptes visant plusieurs anciens responsables publics. D’après les éléments rapportés par la presse, l’affaire concerne un projet immobilier rattaché au ministère de la Justice et évalué à 576 millions de FCFA. Le site devait accueillir plusieurs infrastructures, dont un centre de surveillance des personnes placées sous bracelet électronique, un centre de casiers judiciaires et d’autres services liés au fonctionnement de la justice.

Au cœur du dossier figure un protocole qui aurait prévu qu’un entrepreneur finance une partie du projet sur ses propres ressources, avec une contrepartie foncière portant sur une superficie de 9 598 m². Selon les déclarations attribuées à cet entrepreneur au cours de l’enquête, une somme globale de 250 millions de FCFA aurait été sollicitée, dont une avance présumée de 50 millions de FCFA. Ces éléments restent soumis à l’appréciation de la Haute Cour, tandis qu’Ismaïla Madior Fall nie avoir reçu de l’argent dans cette opération.

L’audience annoncée est suivie avec attention, car elle devrait ouvrir une nouvelle étape dans les dossiers traités par la Haute Cour de justice. Les juges devront examiner les conditions du partenariat, les témoignages recueillis et les pièces versées à la procédure. La présomption d’innocence demeure applicable à toutes les personnes citées, y compris l’ancien ministre et les autres protagonistes du dossier. Les prochaines audiences permettront de préciser la portée judiciaire et politique de cette affaire.