Affaire ASER : nouveau rebondissement autour des 37 milliards FCFA
3 juillet 2026

Affaire ASER : le mouvement Sunu 37 Milliards relance le dossier des 37 milliards FCFA

Aser – electrification rurale – electricite

L’affaire ASER connaît un nouveau rebondissement avec la sortie du mouvement Sunu 37 Milliards, qui demande des clarifications sur le dossier portant sur 37 milliards FCFA destinés à l’électrification rurale. Selon les informations rapportées par plusieurs médias sénégalais, le collectif affirme que de présumées fausses quittances auraient été introduites dans la procédure et appelle les autorités judiciaires à approfondir les vérifications. Le dossier, déjà très suivi dans le débat public, revient ainsi au premier plan avec une demande d’action adressée notamment à l’Agent judiciaire de l’État.

Au cœur de cette affaire figure le financement d’un programme d’électrification rurale qui devait concerner de nombreux villages. Depuis plusieurs semaines, des acteurs politiques et citoyens réclament une traçabilité complète des fonds et des responsabilités. Le mouvement Sunu 37 Milliards soutient que les derniers éléments évoqués changeraient la nature du dossier, en le faisant passer d’un différend financier à une question susceptible d’avoir des implications pénales si les faits allégués étaient confirmés par l’enquête.

D’après les éléments rendus publics par le collectif, les quittances contestées seraient liées à des références administratives sensibles, notamment autour de la fiscalité et de la commande publique. Le mouvement met en cause des personnes qu’il estime devoir être entendues ou poursuivies, tout en demandant la protection des intérêts de l’État. À ce stade, ces accusations restent des allégations portées dans une communication publique. Elles devront être examinées par les autorités compétentes, dans le respect de la présomption d’innocence et des droits de toutes les parties citées.

Les conséquences potentielles sont importantes pour la gouvernance publique. Si les documents évoqués se révélaient irréguliers, le dossier pourrait relancer le débat sur le contrôle des marchés, la transparence des grands programmes d’infrastructures et la responsabilité des acteurs intervenant dans les projets publics. Les prochaines étapes devraient dépendre des suites judiciaires, des éventuelles auditions et de la capacité des institutions à établir les faits. En attendant, l’affaire ASER demeure un dossier sensible, à la croisée de l’économie, de la justice et de la reddition des comptes.