Le Sénégal veut accélérer la transformation de son système alimentaire afin de réduire sa dépendance aux importations. Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Cheikhou Oumar Ba, a lancé cet appel lundi 26 octobre à Dakar, lors de l’ouverture de la 9e édition du Festival Alimenterre. La rencontre se poursuit jusqu’au 31 octobre à Thiès, avec des échanges consacrés aux solutions locales.
Le ministre a indiqué que le pays consacre chaque année près de 1 000 milliards de francs CFA à l’achat de produits alimentaires à l’étranger. Pour les autorités, cette facture constitue un défi pour l’économie nationale, mais aussi une opportunité de renforcer les producteurs, les transformateurs et les circuits de distribution locaux. L’objectif est de mieux relier production, transformation et consommation.
Cette orientation s’inscrit dans l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, la Stratégie nationale de développement 2025-2029 et la Stratégie de souveraineté alimentaire 2025-2034. Le gouvernement mise notamment sur des chaînes de valeur territorialisées, une meilleure organisation de la commercialisation et une consommation accrue des produits issus du terroir. Les filières céréalières, horticoles et animales sont appelées à gagner en compétitivité.
Le stockage, la régulation des marchés vivriers et la contractualisation figurent parmi les principaux défis identifiés. Le ministre a également fait état d’une plateforme numérique expérimentée à Nioro et Tivaouane pour gérer les subventions, avec 57 398 producteurs touchés, ainsi que de la poursuite du Registre national électronique des agriculteurs. Cette démarche doit faciliter le ciblage des soutiens, améliorer la traçabilité et sécuriser les débouchés agricoles.




