Le Sénégal a lancé, lundi 26 octobre à Dakar, une feuille de route nationale destinée à réduire l’empreinte carbone de l’industrie du ciment et du béton. Portée par le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, l’initiative doit accompagner l’évolution d’un secteur essentiel à la construction, mais fortement émetteur de gaz à effet de serre.
Le document présenté par les autorités vise à définir les mesures techniques et politiques prioritaires pour engager la transformation durable de la filière. Il prévoit notamment un renforcement du suivi des émissions, l’adoption de normes alignées sur les meilleures pratiques internationales et une coopération accrue entre l’État, les industriels et les autres acteurs concernés.
La feuille de route couvre plusieurs étapes, de la conception des ouvrages jusqu’à la production du ciment et du béton. Elle doit aussi aider les professionnels à mieux mesurer les progrès réalisés et à orienter les investissements vers des solutions moins émettrices. Selon les données communiquées lors du lancement, la substitution progressive des procédés thermiques les plus polluants pourrait éviter l’émission de 3,5 millions de tonnes de gaz carbonique d’ici 2050, soit 27 % de l’effort de réduction attendu du secteur.
L’urgence est également liée à la trajectoire des émissions industrielles. Elles ont atteint 5,9 millions de tonnes de gaz carbonique en 2024 et pourraient s’élever à 13 millions de tonnes par an en 2050 sans intervention rapide. Le plan devra désormais être traduit en mesures opérationnelles, avec un suivi régulier des résultats et des responsabilités clairement établies durablement.




