Kédougou et Tambacounda : le Sénégal lance la formalisation de 10 000 orpailleurs
Le gouvernement lance une campagne d’enrôlement pour délivrer 10 000 cartes numérisées aux orpailleurs de Kédougou et de Tambacounda.
Le gouvernement a lancé une campagne d’enrôlement destinée à délivrer 10 000 cartes numérisées aux orpailleurs de Kédougou et de Tambacounda. L’initiative veut mieux encadrer l’orpaillage artisanal, identifier les acteurs présents sur les sites et renforcer le contrôle d’un secteur où les enjeux économiques et sécuritaires restent élevés. Pour les autorités, il s’agit aussi d’assainir une activité souvent marquée par l’occupation anarchique des sites et les difficultés de suivi.
Selon le directeur régional de l’Énergie, des Mines et du Pétrole de Kédougou, l’opération se poursuit jusqu’à fin octobre 2026 sur plusieurs points, notamment à la direction régionale des mines, à la mairie de Saraya et à Tambacounda. L’identification doit précéder l’enregistrement afin de constituer une base de données plus fiable et de faciliter le pilotage des futurs sites autorisés.
Le dispositif ne concerne pas seulement les Sénégalais. Les autorités ont indiqué que les orpailleurs étrangers actifs dans les zones concernées pourront eux aussi être enrôlés. Les cartes numériques doivent ensuite servir de passeport pour accéder progressivement aux sites officiels, dans un cadre plus ordonné et plus traçable. Cette étape doit aussi réduire les zones d’ombre dans la circulation des mineurs, des engins et des revenus.
À terme, le gouvernement veut limiter les éboulements, les trafics clandestins d’or et les installations non autorisées. Six sites officiels sont déjà ouverts à Kédougou et trois à Tambacounda, sur les 33 prévus pour la phase test. Les autorités espèrent ainsi rendre l’activité plus compatible avec les normes en vigueur, mieux protéger les travailleurs et structurer un secteur longtemps exposé aux risques et à l’informel.
