Dette publique : l’APR réclame la publication du rapport Forvis Mazars
L’APR juge incomplet le Bulletin de la dette publique et demande la publication du rapport Forvis Mazars utilisé pour réviser les chiffres.
La Cellule analyses et prospective de l’Alliance pour la République a jugé incomplet le Bulletin statistique de la dette publique publié le 14 juillet 2026 et réclame la publication intégrale du rapport Forvis Mazars. D’après plusieurs sources concordantes, la formation de l’ancien président Macky Sall estime que ce document a servi de base à la réévaluation des statistiques de la dette du Sénégal. L’APR soutient que son accès présenterait un intérêt public, notamment pour éclairer le débat sur l’endettement et la gouvernance budgétaire.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes controverses sur l’état réel des finances publiques. Les nouvelles autorités avaient, ces derniers mois, mis en avant un travail de réconciliation des données afin de clarifier le niveau d’endettement hérité et les engagements du secteur public. Le bulletin cité par la presse reprend notamment des chiffres selon lesquels la dette de l’administration centrale représenterait 119 % du PIB en 2024, tandis que celle de l’ensemble du secteur public approcherait 129 % du PIB. L’APR considère toutefois que ces données ne peuvent être pleinement discutées sans accès au rapport ayant soutenu leur révision.
Dans son analyse, le parti évoque un manque de précision, d’exhaustivité et d’actualisation du document rendu public. Il appelle également à la publication de données relatives aux exercices 2025 et 2026. Selon l’APR, le recours accru au marché régional et au financement domestique exposerait davantage l’État à des taux plus élevés et à des maturités plus courtes. Seneweb rapporte aussi que la formation politique met en avant une hausse des intérêts versés en 2024 et un niveau très faible d’investissements directement exécutés par l’État à fin mars 2026. Ces éléments restent présentés comme l’interprétation de l’APR et appellent, en conséquence, une réponse documentée des autorités.
Le débat pourrait peser sur la crédibilité budgétaire du Sénégal, au moment où la question de la dette reste scrutée par les citoyens, les investisseurs et les partenaires financiers. La demande de publication du rapport Forvis Mazars place donc la transparence au cœur de la discussion publique. Une clarification officielle permettrait de distinguer les constats techniques, les appréciations politiques et les choix de financement à venir. En attendant, le sujet devrait continuer d’alimenter les échanges entre le gouvernement, l’opposition et les acteurs économiques.
