Sénégal : Cheikh Diba annonce un accord imminent avec le FMI et fixe l’échéance au 15 juillet
Le ministre sénégalais de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a annoncé ce mardi 30 juin 2026 qu’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) serait imminent, fixant au 15 juillet prochain une échéance décisive pour la conclusion d’un nouveau programme de coopération financière.
En clôture du Débat d’orientation budgétaire (DOB) à l’Assemblée nationale, le ministre a réaffirmé que la position du Sénégal sur la question de la dette restait inchangée. Selon lui, les objectifs visés par les partisans d’une restructuration peuvent être atteints par le plan de traitement existant, avec un coût d’opportunité moindre. « C’est clair, net et précis », aurait-il martelé devant les députés, précisant que cette position a été défendue et discutée avec les partenaires internationaux.
Pour justifier la durée des négociations, Cheikh Diba a rappelé le contexte particulier dans lequel s’inscrit cette relation avec l’institution de Bretton Woods. Le Sénégal aurait, pendant de nombreuses années, communiqué au FMI des données erronées sur ses finances publiques. La numérisation de la gestion budgétaire aurait révélé des écarts considérables entre les chiffres transmis et les statistiques réelles, tant sur le déficit que sur le taux d’endettement. Le ministre aurait reconnu que le FMI n’avait jamais connu un écart de reporting d’une telle ampleur depuis sa création, tout en insistant sur l’engagement du gouvernement actuel dans une démarche de transparence et de correction.
Le processus de normalisation avec le FMI comporterait deux étapes : l’obtention d’un waiver, c’est-à-dire la renonciation du Fonds à réclamer le remboursement immédiat des sommes prêtées, puis la conclusion d’un nouveau programme conditionnée à la validation du cadrage macroéconomique. Selon le ministre, le Sénégal aurait déjà satisfait à l’essentiel des exigences du FMI, seuls quelques points restant à finaliser, notamment la création d’une direction générale du financement et de la dette. « Nous ne sommes plus loin du but », aurait déclaré Cheikh Diba.
