Le bras de fer budgétaire se poursuit entre le gouvernement et l’Assemblée nationale. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a rejeté la demande de retrait du projet de loi de finances initiale (LFI) 2027 formulée par le président de la Commission des finances et du Contrôle budgétaire.
Dans une mise au point publiée mercredi 4 novembre, le ministère rappelle que cette demande s’appuie sur le rejet de la loi de finances rectificative (LFR) 2026. La commission estime que ce vote remet en cause les hypothèses économiques ayant servi à préparer le budget de l’année prochaine et réclame une révision du texte avant la poursuite de son examen.
Le département dirigé par Cheikh Diba conteste cette interprétation. Il soutient que le rejet d’une loi de finances rectificative ne provoque pas automatiquement le retrait du projet de loi de finances initiale de l’exercice suivant. Pour étayer sa position, il cite le précédent de l’adoption de la LFI 2026 avant celle de la deuxième LFR 2025.
Malgré ce désaccord, les travaux de la commission ont été convoqués à partir du jeudi 5 novembre, pour examiner le projet de budget 2027. Les débats doivent notamment porter sur les recettes, les dépenses, la dette publique et les crédits affectés aux institutions constitutionnelles. Le calendrier pourrait toutefois être influencé par la poursuite des échanges entre députés et représentants du gouvernement. La procédure parlementaire s’ouvre ainsi dans un climat tendu, alors que les deux parties divergent sur la méthode et sur les conséquences du rejet de la LFR.





