Sonko-Diomaye : la coalition présidentielle répond aux critiques de Mbacké
La Coalition Diomaye Président a réagi, ce lundi, aux propos tenus par Ousmane Sonko lors de l’inauguration du siège de Pastef à Mbacké. D’après plusieurs sources concordantes, la coalition présidentielle dit exprimer sa vive indignation après des déclarations qu’elle juge incompatibles avec l’esprit de responsabilité attendu d’un dirigeant public. Le communiqué appelle également au respect de l’institution présidentielle, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.
Cette sortie intervient après un discours très commenté d’Ousmane Sonko à Mbacké, où le président de l’Assemblée nationale a durci ses critiques à l’égard de Bassirou Diomaye Faye. Les échanges entre les deux camps s’inscrivent dans une séquence politique sensible, alimentée ces derniers jours par les débats sur les équilibres institutionnels, la majorité parlementaire et l’avenir du projet porté par les forces issues de l’alternance. Pour la coalition présidentielle, ces divergences ne devraient pas fragiliser la stabilité des institutions.
Dans sa réponse, la Coalition Diomaye Président reproche à Ousmane Sonko des attaques qu’elle qualifie de personnelles et estime qu’elles pourraient contribuer à perturber la quiétude des citoyens. Elle met en avant, à l’inverse, la méthode de gouvernance de Bassirou Diomaye Faye, présentée comme fondée sur la sérénité, l’ouverture et la recherche de solutions concrètes. La coalition affirme rester mobilisée aux côtés du chef de l’État pour défendre son action et poursuivre le projet de transformation nationale.
Cette réplique ouvre une nouvelle phase dans le bras de fer politique entre deux pôles de la majorité issue de la même dynamique électorale. Les prochaines prises de parole des responsables de Pastef, de la coalition présidentielle et des députés seront suivies de près, notamment si la tension se déplace vers l’Assemblée nationale. Pour l’heure, selon les informations disponibles, aucune médiation officielle n’a été annoncée, mais la séquence confirme que les divergences internes sont devenues un sujet central du débat public sénégalais.
