Dakar : les femmes entrepreneures invitées à intégrer l’adaptation climatique dans leurs activités
À Dakar, des femmes entrepreneures ont été appelées à intégrer l’adaptation climatique dans la conception et le développement de leurs activités génératrices de revenus.
À Dakar, les femmes entrepreneures ont été invitées à intégrer l’adaptation au changement climatique dans la conception, l’organisation et le développement de leurs activités génératrices de revenus. L’appel a été lancé jeudi par Idy Niang, conseiller technique au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, lors d’un atelier de renforcement des capacités.
Selon l’intervenant, l’adaptation climatique ne doit plus être considérée comme une préoccupation extérieure à l’économie des femmes, mais comme un paramètre central de gestion. Il a insisté sur la nécessité d’anticiper les risques, d’adapter les techniques de production et de conservation, de diversifier les approvisionnements, de sécuriser les investissements et de mieux protéger les marges dans un contexte de variabilité accrue.
L’atelier, organisé avec l’appui de la Commission Climat pour la Région du Sahel et de la GIZ, vise à outiller vingt participantes pour diagnostiquer les risques propres à leurs activités, identifier des mesures accessibles et bâtir un plan d’action individuel. Les formatrices et encadreurs veulent aussi favoriser une diffusion des bonnes pratiques auprès d’un plus large réseau d’entrepreneures dans la capitale et au-delà, afin d’accélérer l’appropriation locale.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de résilience économique alors que les effets du climat pèsent déjà sur les chaînes d’approvisionnement, les coûts de production et la stabilité des revenus. En ciblant l’entrepreneuriat féminin, les autorités cherchent à transformer une contrainte environnementale en levier d’innovation, d’emplois verts et de développement durable. Le message est clair : l’adaptation ne relève plus seulement de la prévention, mais de la compétitivité, concrètement.
