Des chercheurs du Sénégal et de plusieurs pays ouest-africains se réunissent à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis autour d’un enjeu environnemental encore peu présent dans les formations supérieures : les invasions biologiques. Un atelier consacré à leur intégration dans les curricula universitaires s’est ouvert mardi au Centre d’excellence africain en mathématiques, informatique et technologies de l’information et de la communication.
La rencontre associe des spécialistes du Sénégal, du Mali, du Niger et du Bénin, ainsi que des partenaires de l’Institut de recherche pour le développement membres du réseau West African Network on Biological Invasions. Les échanges portent sur la manière de mieux préparer les étudiants à l’identification, à la prévention et à la gestion des espèces exotiques envahissantes. Cette approche vise aussi à rapprocher la recherche universitaire des besoins concrets des territoires et des politiques publiques.
Pour la chercheuse Nathalie Gautier, cette problématique concerne à la fois la biodiversité et les activités socio-économiques. Elle estime que la formation des jeunes et des futurs professionnels devient nécessaire dans un contexte marqué par le changement global et la circulation d’espèces d’un pays à l’autre. Elle a également insisté sur l’importance d’un cadre législatif et de moyens financiers adaptés.
L’enseignant-chercheur de l’UGB Oumar Male Sarr a salué une initiative qui donne à l’université un rôle central dans la réponse à cet enjeu régional. L’intégration progressive de ces questions dans les cursus pourrait contribuer à renforcer les compétences disponibles et à favoriser une coopération scientifique ouest-africaine plus structurée sur la protection durable des écosystèmes et des territoires.





