Le rejet de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l’Assemblée nationale place le président Bassirou Diomaye Faye devant une nouvelle équation politique. Ce mardi 3 novembre, les députés ont interrompu l’examen du texte à la suite de l’adoption d’une question préalable portée par le groupe parlementaire Pastef. Une décision qui accentue les tensions entre l’Exécutif et la majorité parlementaire, désormais dirigée par Ousmane Sonko.
Au lendemain de ce nouveau revers, les regards se tournent vers le Palais présidentiel. Le gouvernement, qui défendait cette loi rectificative pour adapter les prévisions budgétaires aux réalités économiques, se retrouve confronté à un blocage parlementaire. À l’issue du vote, le ministre des Finances, Cheikh Diba, a indiqué que le président de la République « prendra les dispositions qu’il faut », laissant entrevoir une possible intervention du chef de l’État dans cette séquence institutionnelle.
Désormais, Bassirou Diomaye Faye doit composer avec plusieurs enjeux : préserver le fonctionnement des institutions, assurer la continuité de l’action gouvernementale et trouver une issue au bras de fer avec la majorité parlementaire. Entre dialogue politique et recours aux prérogatives constitutionnelles, les prochaines décisions du chef de l’État seront particulièrement scrutées.




