Le projet AfriCam renforce la prévention des maladies zoonotiques à Saint-Louis, en favorisant la coopération entre les services de l’élevage, les chercheurs, les communautés et les autres acteurs de santé. L’initiative internationale vise à réduire les risques liés à l’émergence de maladies d’origine animale susceptibles de présenter un potentiel épidémique, dans une région où l’élevage et les échanges avec le bétail occupent une place importante.
Le directeur régional de l’Élevage et des Productions animales, Mouhamed Moustapha Sarr, a souligné l’importance de cette démarche à l’issue d’un atelier de restitution de deux jours, clôturé mercredi. Le responsable a expliqué que le projet a permis de diversifier les activités de prévention des zoonoses et de renforcer les échanges entre les structures concernées, notamment dans le suivi des risques sanitaires locaux.
La stratégie repose notamment sur une approche multisectorielle, considérée comme essentielle pour anticiper les menaces sanitaires. Elle associe les services techniques, les chercheurs et les populations locales afin d’améliorer la détection précoce des signaux inhabituels, de partager les données disponibles et de faciliter la circulation de l’information au niveau territorial. Cette coopération doit aussi permettre une réponse plus rapide en cas d’alerte.
Les prélèvements réalisés sur des rongeurs lors de l’épidémie de fièvre de la Vallée du Rift n’ont pas mis en évidence une circulation du virus dans les échantillons analysés, a indiqué le responsable régional. Le projet AfriCam entend poursuivre ce travail de surveillance et de recherche préventive. Le Cambodge, le Cameroun, la Guinée, Madagascar et le Sénégal figurent parmi les pays bénéficiaires de l’initiative, qui s’appuie sur la collaboration entre chercheurs, communautés et services publics.





