Joola : les familles exigent la récupération des ossements et dénoncent leur exclusion du mémorial
À Ziguinchor, les familles du Joola réclament le renflouement des ossements et contestent leur mise à l’écart du musée-mémorial.
À Ziguinchor, la 2e randonnée pédestre préparatoire de l’anniversaire du naufrage du Joola a permis aux familles de victimes et aux rescapés de réitérer une vieille demande : le renflouement des ossements pour donner un sens au mémorial du drame. Réunis au sein de l’Association nationale des familles des victimes et rescapés du Joola, ils refusent une commémoration réduite à des gestes symboliques.
Les participants dénoncent aussi leur exclusion du musée-mémorial construit à leur demande. À leurs yeux, un lieu dédié à la mémoire des disparus reste incomplet tant que les reliques du bateau n’y sont pas intégrées. Ils estiment que l’accès devrait d’abord être garanti aux proches, alors que la mémoire du naufrage demeure très présente à Ziguinchor et dans tout le pays.
Le porte-parole du jour, Élie Jean Bernard Diatta, a martelé qu’« un musée sans les reliques du Joola est un musée vide de sens ». Les familles rappellent que le naufrage a coûté la vie à quelque 2 000 personnes et qu’elles attendent depuis 24 ans des avancées concrètes. Elles demandent le placement des ossements dans un reliquaire au sein du mémorial.
Dans ce contexte, l’association appelle les autorités culturelles à clarifier rapidement la gestion du site et à mettre fin à ce qu’elle considère comme une situation injuste. Les familles préviennent aussi que, lors de la prochaine édition, les prières pourraient se tenir à l’intérieur du mémorial. Leur message reste le même : honorer durablement les victimes du Joola suppose un lieu de mémoire respecté, complet et accessible.
