Le Sénégal a lancé lundi, à Dakar, une feuille de route nationale pour réduire les émissions de l’industrie du ciment et du béton. Présenté par le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, ce plan vise à accompagner un secteur essentiel à la construction vers une économie moins carbonée.
La démarche doit permettre d’identifier les mesures techniques et les décisions publiques prioritaires, tout en renforçant le suivi des émissions et l’évaluation des résultats. Elle prévoit également la promotion de normes adaptées aux meilleures pratiques internationales et une coopération accrue entre l’État, les industriels et les autres acteurs concernés. L’objectif est d’inscrire la transformation du secteur dans les engagements climatiques du pays et de la région.
Selon les données communiquées lors du lancement, les émissions de l’industrie du ciment ont atteint 5,9 millions de tonnes de gaz carbonique en 2024. Sans intervention rapide, elles pourraient progresser jusqu’à 13 millions de tonnes par an à l’horizon 2050. La substitution progressive des procédés thermiques les plus polluants pourrait éviter, à elle seule, l’émission de 3,5 millions de tonnes de CO2 d’ici à 2050.
La feuille de route couvre plusieurs étapes, de la conception des ouvrages à la production du ciment et du béton. Les autorités présentent ce chantier comme un levier de transition écologique, mais aussi comme un enjeu industriel et économique pour le Sénégal. Sa mise en œuvre devra désormais préciser les actions, les responsabilités et les mécanismes de suivi attendus, avec une implication durable des entreprises et des pouvoirs publics.




