Les écoles de la région de Diourbel connaissent une forte perturbation depuis le début du mouvement lancé par le G7, l’intersyndicale des principaux syndicats de l’éducation. Le mot d’ordre, prévu sur trois jours du mercredi 21 au vendredi 23 octobre 2026, intervient alors que l’année scolaire vient tout juste de commencer. Dans plusieurs établissements, cette situation ralentit les enseignements et complique l’organisation des activités prévues par les équipes pédagogiques.
Les enseignants dénoncent le retard dans l’exécution d’engagements conclus avec l’État le 16 avril 2026. Leurs revendications portent notamment sur le paiement des indemnités de correction et de surveillance des examens, ainsi que sur la publication de l’audit relatif aux rappels dus aux personnels de l’éducation. Les syndicats demandent des réponses précises et un calendrier permettant de suivre les mesures annoncées.
Le G7 réclame aussi la diffusion du rapport sur le système de rémunération et l’application du décret n° 2026-65 concernant les enseignants décisionnaires. À Diourbel, les représentants syndicaux présentent cette mobilisation comme une pression destinée à obtenir des résultats concrets, tout en affirmant vouloir préserver la reprise normale des cours dès la fin du plan d’action. Ils maintiennent toutefois la suspension des activités pendant la durée annoncée.
Le gouvernement défend une lecture différente de la situation. Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, affirme que 99 % des points du protocole d’accord ont été exécutés. Il dit ne pas comprendre le déclenchement de la grève, estimant que les discussions avec les syndicats restent ouvertes. Le mouvement doit prendre fin vendredi, sauf nouvelle décision des organisations concernées, qui pourraient ensuite évaluer les réponses officielles.




