Lait local : le Sénégal veut réduire sa dépendance aux importations
Le Sénégal veut mieux organiser sa filière lait pour augmenter la production locale et limiter une facture d’importation de 156 milliards de francs CFA par an.
Le Sénégal veut mieux structurer sa filière lait afin d’augmenter la production locale, d’améliorer la collecte et de renforcer la transformation. Le ministre chargé de l’Élevage, Ousmane Diagne, a défendu cette orientation mardi à Thiès, lors d’un atelier consacré à la validation du plan d’action national pour le développement des chaînes de valeur du lait local.
La rencontre a également permis d’installer officiellement un cadre national réunissant les différents acteurs du secteur. L’objectif est de rapprocher les services de l’État, les éleveurs, les organisations professionnelles, les unités de collecte et de transformation ainsi que les compétences scientifiques et techniques. Cette coordination doit favoriser une meilleure rémunération des producteurs et une commercialisation plus efficace.
Selon les données présentées par le ministre, la production nationale est estimée à 417 millions de litres, alors que les importations atteignent environ 849 millions de litres. La facture annuelle liée à ces approvisionnements extérieurs s’élève à 156 milliards de francs CFA. Ce déséquilibre illustre la dépendance du pays, malgré l’importance du cheptel et l’expérience des éleveurs sénégalais.
Ousmane Diagne estime que le Sénégal dispose d’atouts importants pour inverser progressivement cette tendance, notamment un marché où la demande demeure élevée. Le plan actualisé doit désormais servir de cadre de travail pour améliorer la productivité, la collecte et la transformation. Il prolonge les engagements pris lors d’une rencontre régionale ayant réuni en janvier des représentants de 18 pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel. Le ministre a appelé les acteurs à privilégier la responsabilité, la complémentarité et des résultats mesurables.
