Ousmane Sonko critique Diomaye Faye et relance les tensions politiques
13 juillet 2026

Ousmane Sonko critique Diomaye Faye et relance les tensions politiques

Bassirou diomaye faye – ousmane sonko

Ousmane Sonko a durci le ton contre le président Bassirou Diomaye Faye lors d’une sortie politique à Touba, dans un contexte déjà marqué par le débat autour de la décision du Conseil constitutionnel sur la révision constitutionnelle. D’après plusieurs médias sénégalais, le président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef a formulé de nouvelles critiques contre le chef de l’État, qu’il accuse d’être influencé par d’autres acteurs politiques. Cette prise de parole relance les tensions au sommet de l’État.

Le contexte reste dominé par l’invalidation, par le Conseil constitutionnel, du texte voté par l’Assemblée nationale et portant sur l’équilibre des pouvoirs. Selon les informations disponibles, Ousmane Sonko avait d’abord reconnu que la décision des Sages s’imposait à tous, avant d’adopter un ton plus critique lors de son déplacement à Touba. Il aurait notamment estimé que le Conseil constitutionnel ne pouvait pas dicter aux députés des lois qui conviendraient au président de la République, tout en dénonçant les recours répétés introduits par le chef de l’État.

La séquence a également suscité une réaction du Premier ministre Mohamed Al Amine Lo. Dans un message relayé par Dakaractu, le chef du gouvernement a appelé à une conception inclusive du patriotisme, estimant que vouloir en faire le monopole d’un seul camp reviendrait à le trahir. Parallèlement, Seneweb rapporte que la date du 8 août concentre désormais les regards : Bassirou Diomaye Faye devrait y lancer officiellement son parti politique au Dakar Arena, tandis qu’Ousmane Sonko avait déjà annoncé un grand rendez-vous politique le même jour.

Cette accumulation de signaux confirme une recomposition politique accélérée entre anciens alliés, sur fond de rivalités institutionnelles et partisanes. Les prochaines semaines pourraient être décisives pour les relations entre l’Assemblée nationale, le gouvernement et la présidence. Les clarifications attendues autour des rendez-vous du 8 août, ainsi que d’éventuelles initiatives parlementaires, permettront de mesurer si la tension reste verbale ou si elle débouche sur une nouvelle phase de confrontation politique.