Sachets d’eau et boissons clandestines : le ministère du Commerce annonce des contrôles renforcés
Le ministère de l’Industrie et du Commerce a lancé une alerte nationale sur les sachets d’eau et les boissons produits clandestinement, selon les informations relayées ce lundi par Le Soleil et PressAfrik à partir d’un communiqué officiel. Le département dirigé par Serigne Guèye Diop dit constater la présence croissante de produits vendus dans des marchés, points de vente et circuits informels, sans garanties suffisantes pour les consommateurs.
D’après les informations disponibles, les autorités redoutent surtout des risques sanitaires liés à des productions réalisées en dehors du cadre réglementaire. Les produits concernés pourraient être exposés à des contaminations microbiennes, à des conditions d’emballage ou de stockage insuffisantes, ou encore à l’utilisation d’eau non traitée et de matières premières non conformes. L’absence de traçabilité, notamment sur l’origine, la date de fabrication, le numéro de lot ou le fabricant, constitue également un point d’alerte pour les services compétents.
Le ministère appelle les consommateurs à privilégier les produits scellés, correctement étiquetés et issus de marques identifiables. Il recommande de vérifier les indications obligatoires figurant sur les emballages, dont le nom du fabricant, ses coordonnées, les dates de production et de péremption, ainsi que les références d’autorisation lorsque celles-ci sont exigées. Les produits vendus sans origine claire ou dans des conditions jugées douteuses devraient être évités et signalés aux services du commerce intérieur, aux services d’hygiène, aux collectivités locales ou aux forces de l’ordre.
Des contrôles renforcés sont annoncés sur l’ensemble du territoire national, notamment dans les sites de production, marchés, dépôts, commerces et circuits de distribution informels. Les produits non conformes pourraient être retirés immédiatement, saisis ou détruits, tandis que les personnes impliquées dans leur production ou leur distribution s’exposent à des sanctions administratives et judiciaires. Cette nouvelle alerte intervient alors que la sécurité des produits de consommation courante reste un enjeu majeur de santé publique au Sénégal.
