Décentralisation : Diomaye Faye promet plus de moyens aux collectivités territoriales
Le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé, ce jeudi 2 juillet 2026 à Diamniadio, sa volonté de donner davantage de moyens aux collectivités territoriales dans le cadre de l’Acte IV de la décentralisation. Lors d’une rencontre nationale avec des maires et des présidents de conseils départementaux au Centre international de conférences Abdou Diouf, le chef de l’État a indiqué que l’objectif est de renforcer durablement les capacités financières, humaines et techniques des territoires afin d’en faire de véritables moteurs de la transformation nationale.
Cette orientation s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités de réduire les déséquilibres entre Dakar et l’intérieur du pays. Selon les informations disponibles, la réforme doit s’appuyer sur une territorialisation plus poussée des politiques publiques, une clarification des responsabilités entre les différents acteurs et une meilleure prise en compte des réalités locales. Les pôles-territoires sont présentés comme un outil destiné à rapprocher l’action publique des citoyens et à améliorer l’efficacité des projets de développement.
D’après plusieurs sources concordantes, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur le fait que cette réforme ne devait pas être perçue comme une simple réorganisation administrative. Il a évoqué plusieurs axes, dont la modernisation de l’organisation territoriale, le renforcement de l’ingénierie locale, l’équité entre les territoires et la question centrale du financement. Le chef de l’État a notamment demandé au gouvernement, en lien avec les ministères chargés des Finances et des Collectivités territoriales, d’examiner les voies permettant d’améliorer progressivement les ressources allouées aux communes et départements.
Les prochaines étapes devraient porter sur l’évolution des mécanismes de financement, notamment le Fonds de dotation de la décentralisation et le Fonds d’équipement des collectivités territoriales. Pour les élus locaux, l’enjeu sera de disposer de ressources plus prévisibles afin de mieux planifier les investissements dans les services de base, les infrastructures et l’emploi local. La mise en œuvre concrète de l’Acte IV sera donc suivie de près, car elle conditionnera la capacité des territoires à jouer un rôle plus direct dans la transformation économique et sociale du Sénégal.
