Cybercriminalité et terrorisme : l’Assemblée nationale renforce son contrôle sécuritaire
À New York, Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron ont examiné le partenariat entre le Sénégal et la France et plusieurs enjeux internationaux.
L’Assemblée nationale veut renforcer son contrôle du secteur de la défense et de la sécurité face à la transformation des menaces. Un atelier consacré aux fondements du contrôle parlementaire s’est ouvert mardi 22 septembre 2026 au Sénégal, avec un accent particulier sur le terrorisme, la cybercriminalité et les menaces hybrides. Cette initiative intervient dans un contexte régional marqué par l’évolution rapide des risques et la nécessité d’une réponse institutionnelle mieux coordonnée.
La rencontre est organisée par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, en partenariat avec la Commission de la Défense et de la Sécurité de l’Assemblée nationale. Les travaux, prévus jusqu’au 24 septembre, réunissent des parlementaires et des acteurs spécialisés autour des outils nécessaires à une surveillance plus rigoureuse de l’action publique dans ce domaine sensible. Ils doivent également favoriser le partage d’expériences et l’appropriation des bonnes pratiques.
Mbène Faye, quatrième vice-présidente de l’Assemblée nationale, a insisté sur la nécessité d’un contrôle éclairé, rigoureux et pleinement informé. Les échanges portent notamment sur l’élaboration et le suivi des budgets, les mécanismes de contrôle parlementaire, ainsi que les questions de stratégie et de planification dans les secteurs de la défense et de la sécurité. La maîtrise de ces sujets est présentée comme une condition de l’efficacité du contrôle démocratique.
L’initiative vise aussi à renforcer les capacités de la Commission de la Défense et de la Sécurité, afin qu’elle puisse mieux apprécier les dimensions stratégiques, budgétaires et opérationnelles des politiques nationales. Pour les organisateurs, l’évolution des risques impose aux parlementaires de disposer d’une expertise adaptée et de moyens de contrôle à la hauteur des enjeux de souveraineté.
