Sécurité aérienne : l’ANACIM plaide pour une mutualisation des moyens de recherche et de sauvetage
À Mbour, l’ANACIM a appelé les États de la FIR de Dakar à mutualiser leurs moyens de recherche et de sauvetage pour renforcer la sécurité aérienne.
L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a plaidé, lundi à Mbour, pour une mutualisation renforcée des moyens de recherche et de sauvetage entre les États membres de la région d’information de vol (FIR) de Dakar. À l’ouverture d’un atelier régional consacré aux opérations SAR, son directeur général, Ndiaga Basse, a insisté sur un objectif simple : sauver des vies humaines en cas d’accident ou de détresse aérienne.
La rencontre réunit le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali et la Mauritanie. Selon le responsable, l’enjeu est d’harmoniser les procédures et de favoriser la signature de mémorandums d’entente afin que les centres de coordination et de sauvetage travaillent davantage en synergie. Il a rappelé que chaque minute compte lorsque survient une situation d’urgence.
Le chef d’état-major de l’Armée de l’air et directeur du Centre de coordination et de sauvetage de Dakar, le général de brigade aérienne Pape Alioune Cissé, a également plaidé pour des accords formels entre États. Il a rappelé que la FIR de Dakar couvre environ huit millions de kilomètres carrés, ce qui impose une coopération étroite pour répondre rapidement aux appels des aéronefs en difficulté et de leurs survivants.
Le dispositif décrit repose sur l’intervention successive de l’ASECNA, de l’AIBD dans certains cas, puis du Centre de coordination et de sauvetage placé sous l’autorité de l’Armée de l’air. Pour l’ANACIM, cette coordination régionale doit permettre de mieux partager les moyens, les ressources et les procédures, dans un contexte où la sécurité aérienne reste un enjeu majeur pour l’ensemble de la zone.
