Infertilité au Sénégal : les consultations passent de 15 % à 35 % en cinq ans
Au Sénégal, les consultations liées à la fertilité sont passées de 15 % à 35 % entre 2020 et 2025, selon une gynécologue.
Les consultations liées à la fertilité dans les établissements de santé au Sénégal sont passées de 15 % à 35 % entre 2020 et 2025. Cette progression, présentée comme un triplement en cinq ans, a été communiquée vendredi par la docteure Ndèye Khady Séne, gynécologue spécialiste de la fertilité à l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass.
La praticienne intervenait lors d’un atelier consacré à la prévention et à la prise en charge de l’infertilité. La rencontre, organisée à Dakar par la Direction de la santé de la mère et de l’enfant, relevant du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, réunit des journalistes autour des enjeux liés à cette question de santé publique.
Face à cette évolution, la spécialiste a appelé à renforcer la sensibilisation et le plaidoyer. Elle a notamment plaidé pour l’ouverture de plusieurs centres publics d’assistance médicale à la procréation, afin de réduire le coût de la prise en charge pour les couples concernés. Elle a également insisté sur la nécessité de lutter contre la stigmatisation.
Les échanges ont réuni 35 journalistes, appelés à mieux traiter cette problématique et à informer les populations. Les participants ont aussi souligné le poids du tabou qui entoure l’infertilité. Ils ont encouragé les hommes à se rendre eux aussi dans les structures de santé pour une consultation, la prise en charge ne devant pas reposer uniquement sur les femmes. Cette démarche vise à mieux partager les responsabilités au sein des couples et à favoriser un accompagnement médical plus précoce, sans jugement ni pression sociale.
