En Guinée-Bissau, un projet d’essai clinique destiné à vacciner des nourrissons contre l’hépatite B a suscité de vives critiques en raison de ses implications éthiques. Proposé par des chercheurs danois et mis en œuvre avec le soutien du gouvernement américain, cet essai visait à injecter le vaccin à 7 000 nouveau-nés, puis à attendre six semaines avant de vacciner un autre groupe de 7 000 bébés. La nature de cette démarche a été remise en question par divers acteurs, au point qu’elle a été jugée « contraire à l’éthique ».Face à la controverse, l’essai a finalement été interdit, ce qui met en lumière les enjeux éthiques liés aux expérimentations médicales impliquant des populations vulnérables dans des contextes sensibles. La décision de stopper cette initiative témoigne également d’un souci accru pour assurer la conformité des essais cliniques aux standards éthiques internationaux, notamment en ce qui concerne le consentement éclairé et la protection des droits des participants, en particulier ceux qui ne sont pas en âge de donner leur propre avis. Il reste à voir comment cette affaire influencera les futurs projets de recherche médicale dans la région et si elle incitera à une révision des protocoles d’expérimentation pour mieux respecter ces principes fondamentaux.
Guinée-Bissau : un essai clinique sur des nourrissons à l’origine d’une controverse éthique et finalement interdit




